Le Polonais de Haute-Silésie soumis au travail obligatoire
Après l'invasion de septembre 1939, la Haute-Silésie polonaise est annexée au Reich. En 1940, l'occupant impose aux Polonais un régime de travail obligatoire : les « décrets sur les Polonais » du 8 mars 1940 codifient une main-d'œuvre contrainte, affectée par les bureaux du travail (Arbeitsämter) aux mines, à l'industrie lourde et à l'agriculture.
Les ouvriers polonais sont soumis à un statut inférieur, à une rémunération moindre et à de lourdes sanctions en cas d'absence ou d'« indiscipline ». Refuser une affectation, abandonner son poste ou fuir vers le Gouvernement général expose à l'arrestation, au camp, voire à la mort.
Un mineur silésien convoqué par l'Arbeitsamt doit décider : obéir et travailler sous ce régime, freiner et saboter en secret, ou tenter de se dérober en quittant la région.
L'ouvrier polonais doit-il se soumettre au travail obligatoire, résister en secret, ou fuir ?
L'écrasante majorité des Polonais soumis au travail obligatoire se plient aux affectations, faute d'alternative : la surveillance policière, les sanctions et la menace des camps rendent le refus ouvert quasi suicidaire. La Haute-Silésie devient un pivot de l'effort de guerre allemand (charbon, métallurgie), et le travail forcé des Polonais y préfigure le système d'exploitation de main-d'œuvre étrangère qui s'étendra à toute l'Europe occupée. Des formes de résistance discrète (ralentissement, petits sabotages, évasions individuelles) existent mais restent marginales face à l'appareil répressif.









