Rafle des étudiants tchèques : fuir ou se cacher ?
Le 28 octobre 1939, jour anniversaire de l'indépendance tchécoslovaque, des manifestations éclatent à Prague. L'étudiant en médecine est blessé par balle ; il meurt le 11 novembre. Ses funérailles, le 15 novembre, tournent à la manifestation patriotique.
En représailles, dans la nuit du 16 au 17 novembre 1939, la Gestapo investit les foyers étudiants de Prague et de Brno. Les autorités du Reich ordonnent la fermeture de toutes les universités tchèques pour 3 ans.
Un étudiant en médecine de l'université Charles est traqué dans cette rafle. Doit-il se terrer chez des proches en ville, tenter de gagner clandestinement l'étranger pour rejoindre les forces tchécoslovaques en exil, ou rester dans les filets de la répression ?
Face à la rafle des dortoirs, que tente l'étudiant pris dans la tourmente ?
L'action n'est pas individuelle mais collective et imposée par l'occupant : plus de 1 200 étudiants sont déportés au camp de Sachsenhausen, et neuf meneurs présumés — 8 étudiants (dont , , ) et le professeur — sont fusillés à l'aube du 17 novembre sans jugement. Les universités tchèques restent fermées jusqu'en 1945 ; contrairement à la Pologne, il n'existe pas d'université clandestine reconstituée. La date deviendra la Journée internationale des étudiants. L'épisode illustre la stratégie nazie de décapitation des élites d'une nation occupée.
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T01-128