Combat Mission: Beyond Overlord
Anecdote
Première œuvre du studio américain Battlefront.com fondé par Steve Grammont et Charles Moylan, Combat Mission: Beyond Overlord sort en juin 2000 et révolutionne le wargame tactique en abandonnant la grille hexagonale au profit d'une véritable représentation tridimensionnelle continue. Le titre simule des engagements à l'échelle compagnie ou bataillon, du débarquement de Normandie à la chute du Reich, avec un système baptisé We Go : le joueur planifie pendant une minute les ordres de ses unités, puis observe l'exécution simultanée des deux camps pendant soixante secondes filmées sous tous les angles. La fidélité balistique est exceptionnelle : chaque obus est tracé individuellement, sa pénétration calculée selon l'angle d'impact, l'épaisseur et la composition du blindage adverse. Les caractéristiques techniques des cinquante chars, soixante-dix armes lourdes et plus de cent véhicules modélisés s'appuient sur les manuels techniques officiels américains, allemands et britanniques. Le joueur dirige aussi bien une section américaine de la 4e division d'infanterie qu'une compagnie SS de la 12e Panzer ou un commando britannique des Royal Marines. Les scénarios reconstituent les engagements de la Pointe du Hoc, de Carentan, du bocage normand, de la forêt de Hürtgen et de la Bulge. Un scénario dure entre trente minutes et trois heures, et une campagne complète une centaine d'heures. Steve Grammont, ancien historien militaire amateur, a maintenu un dialogue permanent avec la communauté de wargameurs et publié un éditeur de scénarios qui a généré des milliers de batailles communautaires. Combat Mission a fondé une lignée encore active — Combat Mission: Barbarossa to Berlin, Afrika Korps , Fortress Italy, Final Blitzkrieg, Red Thunder, Cold War — et reste vingt-cinq ans plus tard un modèle de simulation tactique reconnaissable et exigeant.
Popularité & réception
Distinctions — Computer Gaming World – Wargame of the Year 2000 · GameSpot – PC Strategy Game of the Year nominé (2000) · Charles S. Roberts Award (2000)








