, 44 ans, est ministre des Affaires étrangères finlandais depuis décembre 1938. Journaliste de profession (rédacteur en chef du quotidien Helsingin Sanomat), fils de (fondateur du journal en 1889), il est aussi propriétaire du plus important groupe de presse finlandais. Sa ligne politique vis-à-vis de l'URSS pendant les négociations de l'automne 1939 a été ferme : Erkko a refusé toute concession territoriale à Staline, malgré les recommandations de plus modérés (Paasikivi).
À l'invasion soviétique du 30 novembre 1939, Erkko est immédiatement la cible des critiques : sa rigueur a-t-elle conduit à la guerre ? La presse internationale (notamment le Times et Le Figaro) le présente comme l'équivalent finlandais de Beck — un ministre qui aurait dû céder.
Le 1er décembre 1939, alors que le gouvernement Cajander s'effondre, Erkko doit remettre sa démission ou la défendre. Officiellement il pourrait : pour faciliter la formation d'un gouvernement d'union nationale. Officieusement il assume la responsabilité morale d'une politique qui n'a pas évité la guerre.
Erkko doit-il rester en poste pour défendre sa politique ?
Erkko choisit A. Démission acceptée le 1er décembre 1939 à 18h00. Il reprend ses fonctions de rédacteur en chef de Helsingin Sanomat à temps plein dès le 5 décembre. Pendant la Guerre d'Hiver, il joue un rôle de journaliste-éditorialiste, défendant la résistance finlandaise dans la presse internationale (lien direct avec sa rédaction londonienne). Après la paix de Moscou, il est nommé ambassadeur de Finlande à Stockholm (août 1940 - juin 1941), puis ambassadeur à Genève (1944-1945). Reprend la rédaction du Helsingin Sanomat après-guerre. Membre du Parlement (1945-1951), brièvement ministre des Communications (1957). Continue de diriger le groupe de presse Erkko jusqu'à sa mort en 1965. Son fils prend la suite — devient le journaliste le plus riche de Finlande. La dynastie Erkko continue de contrôler Helsingin Sanomat jusqu'à aujourd'hui.









