Le feu plutot que l'ennemi
Les Indes orientales neerlandaises sont l'un des plus grands fournisseurs de petrole d'Asie : Sumatra, Borneo et leurs raffineries alimentent une part decisive du marche regional. Pour un Japon assoiffe de carburant, ces champs sont une cible de premier choix.
En 1939, les tensions montent. Si l'invasion survient, l'enjeu n'est plus de defendre les puits, militairement intenables, mais de decider de leur sort.
Faut-il tout detruire pour priver l'envahisseur de cette ressource, preserver les installations en esperant les recuperer intactes, ou disperser discretement les equipements les plus precieux ?
Que faire des champs petroliers des Indes face a la menace japonaise ?
Les autorites neerlandaises optent pour le sabotage. Lors de l'avancee japonaise debut 1942, les champs et raffineries (Tarakan, Balikpapan, Palembang) sont incendies et detruits. Les Japonais ne remettent qu'une fraction de la capacite en service, et au prix de longs delais ; le manque chronique de carburant pesera lourdement sur leur marine et leur aviation dans les annees suivantes.









