Eindhoven sous la botte : l'empire de la lampe a l'epreuve
Mai 1940. La Wehrmacht submerge les Pays-Bas en quelques jours. A Eindhoven, Philips constitue le plus grand complexe industriel du pays : ampoules, radios, tubes electroniques, composants strategiques convoites par une machine de guerre en pleine expansion.
La direction est prise de court. L'usine emploie des milliers d'ouvriers qui ont besoin de leur salaire, mais ses savoir-faire et ses brevets representent un atout que l'occupant voudra exploiter.
Faut-il mettre a l'abri hors du pays les actifs et les hommes les plus precieux, rester pour negocier et preserver l'emploi, ou saboter l'outil industriel pour le rendre inutilisable ?
Apres l'invasion des Pays-Bas, comment la direction de Philips doit-elle proteger l'entreprise ?
Philips met a l'abri ses actifs strategiques et ses dirigeants (choix A). Avant et pendant l'invasion, l'entreprise transfere des avoirs, brevets et capitaux a l'etranger, notamment vers les Etats-Unis via une structure fiduciaire ; plusieurs membres de la famille Philips, dont , quittent le pays. L'usine d'Eindhoven continue toutefois de fonctionner sous occupation, soumise aux exigences allemandes, tandis que la direction en exil preserve le coeur technologique et financier du groupe pour l'apres-guerre.









