WWII Decisions Online · L'ordre de déportation : obéir, fuir ou se cacher ?
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L'ordre de déportation : obéir, fuir ou se cacher ?

Un patriarche de la communauté juive de Francfort-sur-le-Main

Max L., 58 ans, ancien négociant en textile de Francfort, a traversé 8 ans de restrictions depuis 1933 : l'aryanisation forcée de son commerce, l'interdiction d'exercer, la nuit de Cristal en 1938. Il a hésité à émigrer, retenu par ses vieux parents, ses racines, l'espoir que la tempête passerait. Ses 2 fils sont partis pour la Palestine en 1939 ; sa femme, sa belle-sœur et lui sont restés.

Ce soir d'octobre 1941, une convocation de la Gestapo arrive dans sa boîte aux lettres. Le document ordonne à la famille de se présenter le 15 octobre à 8 heures à la salle de la communauté, avec un bagage de 50 kilogrammes et 50 Reichsmarks. L'en-tête mentionne un transfert vers un lieu de travail collectif à l'Est. Dans le quartier, les rumeurs circulent : certains pensent à un camp de travail ordinaire, d'autres à la Pologne, personne ne sait exactement.

Max peut obéir à l'ordre et se présenter avec sa famille, comme presque toutes les familles convoquées ; chercher à se dissimuler chez une connaissance non-juive de confiance, en lui faisant courir le risque d'une dénonciation ; ou tenter encore de rejoindre la Suisse en passant par des filières clandestines, avec ce qu'il lui reste d'argent.

Francfort, octobre 1941, vous êtes père de famille juif recevant l'ordre de déportation : comment y répondre ?

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