WWII Decisions Online · Une infirmière française face à un soldat ennemi blessé
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15 septembre 1941
Paris, zone occupée
Europe🇫🇷 FRVie civileRésistance

Une infirmière française face à un soldat ennemi blessé

Une infirmière française

À l'automne 1941, Paris est occupé par la Wehrmacht depuis juin 1940. L'armée allemande dispose de ses propres structures sanitaires (Kriegslazarette, hôpitaux militaires en bâtiments réquisitionnés), mais des soldats allemands blessés ou malades sont parfois pris en charge en urgence dans des hôpitaux français, dont des établissements et fournitures sont réquisitionnés.

Le droit humanitaire est sans ambiguïté : la Convention de Genève de 1929 et l'éthique médicale imposent de soigner tout blessé sans distinction de nationalité ni d'uniforme. Pour une infirmière formée dans cette tradition (Croix-Rouge, Assistance publique de Paris), refuser des soins à un blessé, fût-il allemand, contredisait son serment.

Mais ce devoir entrait en tension avec le sentiment national et l'hostilité croissante envers l'occupant après l'été 1941 : attentats de la résistance communiste, exécutions d'otages, durcissement de la répression. Soigner un soldat ennemi pouvait être vécu comme une compromission, quand d'autres soignants s'engageaient déjà dans la Résistance (cacher des aviateurs alliés, fournir de faux certificats, soigner clandestinement des résistants). Le dilemme : l'obligation humanitaire de soigner sans distinction, ou la conscience d'aider l'ennemi.

Un soldat allemand grièvement blessé est amené dans son service : comment réagit l'infirmière française qui le prend en charge ?

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