Grève du lait à Oslo : tenir ou plier ?
Depuis l'occupation allemande d'avril 1940 et l'installation du régime collaborateur de , Oslo vit sous une pression grandissante. Le rationnement étrangle les foyers ouvriers, et la suppression de la distribution gratuite de lait dans les cantines d'usine, début septembre 1941, agit comme l'étincelle de trop. En quelques heures, des dizaines de milliers d'ouvriers des chantiers navals et des grandes usines de la capitale débraient spontanément. Ce mouvement, bientôt baptisé la « grève du lait », dépasse vite la simple revendication alimentaire : il devient l'expression d'un ras-le-bol contre l'occupant et ses relais norvégiens.
Vous êtes un responsable syndical d'Oslo, plongé au cœur de cette agitation. Le Reichskommissar , maître civil du pays, ne tolère aucune contestation : il connaît la valeur de l'industrie norvégienne pour l'effort de guerre allemand et veut faire un exemple. La loi martiale plane, les tribunaux d'exception sont prêts, et la Gestapo surveille les meneurs. Vos camarades, partagés entre la colère et la peur des familles, attendent de vous une consigne claire pour les heures décisives qui s'annoncent.
Chaque heure compte, et les regards se tournent vers vous.
Oslo occupée, septembre 1941, vous êtes responsable syndical face à la grève du lait : quelle consigne donner sous l'occupant ?
Les syndicalistes choisirent de maintenir le mouvement, et la répression fut foudroyante. Le 10 septembre 1941, Terboven proclama l'état d'urgence à Oslo : les 2 dirigeants syndicaux et furent arrêtés, sommairement condamnés et fusillés le jour même, devenant les premiers Norvégiens exécutés par l'occupant. D'autres meneurs furent emprisonnés ou envoyés en camp. La grève fut brisée et les syndicats placés sous tutelle nazie. Mais loin de pacifier le pays, ces exécutions radicalisèrent durablement la résistance civile norvégienne et firent de Hansteen et Wickström des martyrs de l'occupation.
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