L'armée des Alpes face aux Italiens
Le 20 juin 1940, alors que la France s'effondre au nord, l'Italie lance son offensive dans les Alpes. Le général commande l'armée des Alpes, très inférieure en nombre — quelques divisions face à plusieurs centaines de milliers d'Italiens — mais retranchée dans un terrain montagneux idéal pour la défense, hérissé de forts modernes (la « ligne Maginot alpine »).
Olry est dans une situation paradoxale : il doit aussi surveiller ses arrières, car les Allemands descendent la vallée du Rhône et menacent de le prendre à revers. Concentrer toutes ses forces face aux Italiens, c'est risquer d'être tourné par les Allemands ; se disperser, c'est s'affaiblir partout.
Le général peut tenir fermement les positions alpines face aux Italiens, en pariant sur le terrain et les fortifications. Dégarnir le front italien pour parer la menace allemande venant du nord. Ou se replier pour éviter l'encerclement. L'enjeu est de préserver l'honneur des armes françaises au moins sur ce front, à quelques jours de l'armistice.
Olry doit-il tenir le front alpin, se redéployer contre les Allemands au nord, ou se replier ?
Olry parvient à concilier l'essentiel de A : avec des forces très réduites, l'armée des Alpes repousse l'offensive italienne sur presque tout le front (Menton est le seul gain notable des Italiens), tout en bloquant la descente allemande dans la vallée du Rhône à Voreppe. Au moment de l'armistice du 25 juin, les Italiens n'ont quasiment pas entamé le territoire français. C'est l'un des rares succès complets de la campagne de 1940 : une poignée de divisions françaises, bien retranchées, ont tenu en échec un adversaire dix fois supérieur. La victoire alpine sauve l'honneur militaire dans le désastre général.









