Calais — Nicholson face à l’ultimatum
Le Brigadier , 41 ans, commande à Calais la : le 1er bataillon , le 2e King’s Royal Rifle Corps, le 7e bataillon Queen Victoria’s Rifles et le , soit environ 3 000 fantassins et une cinquantaine de chars Cruiser.
Sa brigade a d’abord reçu pour mission de filer au secours de Boulogne, puis d’escorter un convoi de ravitaillement vers le BEF. Les ordres changent d’heure en heure tandis que les Panzers atteignent la côte derrière lui.
Face à Calais se déploie la du général Schaal. Dans la nuit du 24 au 25 mai, le général Ironside, chef d’état-major impérial, signale que le commandant français des ports, le général Fagalde, a interdit toute évacuation. Le 25 mai, Schaal fait porter un ultimatum : reddition de la ville, sous peine de destruction.
De Londres, le secrétaire à la Guerre Eden fait circuler une formule : « The eyes of the Empire are upon the defence of Calais. » Nicholson doit répondre à l’émissaire allemand.
Nicholson doit-il accepter l’ultimatum allemand pour épargner sa brigade, ou refuser et tenir ?
Nicholson applique B. À l’émissaire, il répond le 25 mai : « The answer is no, as it is the British Army’s duty to fight as well as it is the German’s. » Le soir même, Churchill confirme : « Evacuation will not take place… every hour you continue to exist is of the greatest help to the BEF. » La brigade tient la citadelle et le front de mer jusqu’au 26 mai vers 16h, où elle est submergée ; environ 3 000 Britanniques sont capturés. Leur résistance immobilise la plusieurs jours et lui coûte cher — environ un tiers de son infanterie et la moitié de ses chars. Cet effort contribue à protéger le périmètre de Dunkerque pendant le lancement de Dynamo. Prisonnier, Nicholson meurt en captivité à l’Oflag IX-A/H de Rotenburg le 26 juin 1943, à 44 ans, dans des circonstances jamais élucidées. Sa défense est restée un symbole.









