Boulogne — Fox-Pitt et les Guards face au port
Le Brigadier commande la , formée du et du , avec une compagnie antichar. Débarquée à Boulogne-sur-Mer à l’aube du 22 mai 1940, la brigade reçoit une mission simple : tenir le port et attendre des renforts par Calais.
Boulogne est l’un des derniers ports par lesquels le BEF encerclé peut être ravitaillé ou évacué. Les quelque 972 s’installent sur les hauteurs à l’ouest, les 720 couvrent le faubourg d’Outreau, au sud. Les renforts promis depuis Calais ne viendront pas.
Face à eux fonce la du général Veiel, fer de lance du de Guderian, appuyée par les bombardiers en piqué Stuka. Les attaques de sondage du 22 mai au soir se muent le 23 mai en assauts en tenaille qui rabattent les défenseurs vers le bassin du port.
Le 23 mai au soir, des destroyers de la Royal Navy entrent dans le port sous le feu. Fox-Pitt doit décider du sort de sa brigade alors que l’étau se resserre sur les quais.
Fox-Pitt doit-il embarquer ses Guards tant que les destroyers peuvent entrer, ou tenir le port jusqu’au bout ?
Fox-Pitt applique A, sur ordre du War Office reçu vers 18h le 23 mai. Dans la nuit du 23 au 24 mai, huit destroyers — Keith, Vimy, Whitshed, Vimiera et d’autres — embarquent environ 4 365 hommes sous un feu intense ; les commandants du Keith et du Vimy sont tués à leur poste. Trois compagnies de , coupées des quais, ne peuvent rembarquer : environ 300 hommes restent à terre. Le détachement du major tient la Gare Maritime jusqu’au 25 mai à 13h ; les troupes françaises du général Lanquetot défendent la ville haute jusqu’au matin du 25 mai. Boulogne tombe, mais l’essentiel de la brigade est sauvé. Fox-Pitt, un temps mis en cause, est disculpé : l’évacuation a préservé une force d’élite tout en retardant Guderian. Il meurt en 1985.









