Tandis que l'évacuation de Dunkerque se prépare, le port voisin de Calais est encerclé par les blindés allemands. La garnison britannique, commandée par le brigadier et appuyée par des éléments français, se retrouve isolée, sans espoir réaliste de secours ni d'évacuation.
Le commandement britannique a un calcul cruel : chaque jour où Calais résiste fixe des forces allemandes et protège le flanc du couloir vers Dunkerque, par lequel doit s'échapper le gros de l'armée. Mais tenir signifie, pour la garnison, le sacrifice quasi certain.
Les Allemands somment Nicholson de se rendre. Il peut capituler pour épargner ses hommes face à une situation désespérée. Résister jusqu'au bout, en sachant qu'il sera probablement sacrifié, pour gagner du temps au profit de Dunkerque. Ou tenter une percée hasardeuse vers la côte. Londres lui fait savoir que la défense de Calais a une valeur stratégique majeure pour l'évacuation en cours.
Nicholson doit-il capituler, résister jusqu'au bout, ou tenter une percée ?
Nicholson choisit B : sommé de se rendre, il répond que, l'armée britannique se battant, il continuera le combat. La garnison de Calais résiste jusqu'au 26 mai, où elle est submergée ; Nicholson est fait prisonnier (il mourra en captivité en 1943). Le sacrifice de Calais a longtemps été présenté comme ayant retardé les Allemands et favorisé l'évacuation de Dunkerque ; les historiens en nuancent aujourd'hui l'effet, mais il demeure un symbole de la défense à outrance au service d'un objectif stratégique supérieur. L'épisode illustre le dilemme tragique d'une troupe délibérément sacrifiée.









