La bataille de chars de Hannut
Dans le cadre du plan allié, les armées françaises et britanniques se sont avancées en Belgique pour tenir la ligne de la Dyle. Pour couvrir ce déploiement, le corps de cavalerie du général , équipé de chars modernes Somua S35 et Hotchkiss, est poussé en avant dans la plaine de Hannut, où il affronte les allemandes les 12 et 13 mai — la première grande bataille de chars de l'histoire.
Prioux doit décider de l'emploi de ses blindés. Les disperser en soutien de l'infanterie sur un large front, selon la doctrine française classique, pour couvrir le déploiement. Les concentrer en masse de manœuvre pour frapper les Panzers, à la manière allemande. Ou mener une défense mobile, freinant l'ennemi tout en se repliant pour préserver ses forces.
L'enjeu est double : ses chars, individuellement supérieurs à beaucoup de blindés allemands, peuvent infliger de lourdes pertes, mais une mauvaise concentration ou une défense trop rigide risque de les user en pure perte. La doctrine d'emploi des chars, autant que le matériel, va se jouer ici.
Prioux doit-il disperser ses chars en soutien, les concentrer en masse de manœuvre, ou mener une défense mobile ?
Prioux mène pour l'essentiel C, une défense mobile retardatrice : sa mission est de gagner du temps pour le déploiement des armées sur la Dyle, non de percer. Ses chars infligent des pertes sérieuses aux Panzers à Hannut et Merdorp, prouvant la qualité du matériel français, puis se replient en bon ordre. Tactiquement, la cavalerie française tient son rôle ; mais la dispersion relative des blindés et l'absence d'une doctrine de concentration offensive — contrairement aux Allemands — limitent l'effet. Hannut illustre que la France disposait de bons chars, mais d'une conception d'emploi inférieure à celle de l'adversaire.









