Billancourt sous l'œil de l'occupant
L'usine Renault de Billancourt est la plus grande concentration industrielle de France. Depuis l'été 1940, elle fonctionne sous le contrôle de cadres allemands de Daimler-Benz, et les commandes de l'occupant se multiplient.
En juin 1941, apprend que la fabrication de voitures particulières lui est interdite : son secteur civil se réduit comme peau de chagrin, au profit des camions destinés à la Wehrmacht. L'usine ne tourne qu'à 40 % de ses capacités, avec des dizaines de milliers d'ouvriers.
À 68 ans, patriote mais soucieux de sauver son entreprise et ses ateliers, Renault doit fixer sa ligne. Continuer à produire pour l'occupant, freiner discrètement, ou cesser toute activité au risque de perdre l'usine.
À la tête de Renault sous l'Occupation, juillet 1941 : quelle attitude face aux commandes allemandes ?
choisit de maintenir l'usine en activité et de produire pour l'occupant, livrant des milliers de camions à la Wehrmacht, dans l'espoir de préserver l'outil industriel et l'emploi. Billancourt fut lourdement bombardée par les Alliés en 1942-1943. À la Libération, Renault fut arrêté pour collaboration économique, mourut en détention en octobre 1944, et son entreprise fut nationalisée en janvier 1945 sous le nom de Régie Renault.
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