Brest — la forteresse encerclée
À l'aube du 22 juin 1941, la forteresse de Brest-Litovsk, à la frontière même de l'URSS et de la Pologne occupée, est l'un des tout premiers objectifs de Barbarossa. La compte l'enlever en quelques heures. Mais la garnison soviétique — quelques milliers d'hommes de diverses unités, surpris au saut du lit, avec leurs familles à l'intérieur des murs — refuse de se rendre.
Coupés du reste de l' dès les premières heures, sans eau ni ravitaillement à mesure que le siège se resserre, les défenseurs se regroupent autour d'officiers déterminés comme le major . L'ennemi les pilonne à l'artillerie lourde et au lance-flammes, et largue des sommations de reddition. L'eau vient à manquer : des défenseurs rampent la nuit jusqu'au fleuve sous le feu pour en rapporter quelques gourdes, tandis que les blessés s'entassent dans les caves.
Pour ces hommes encerclés, sans espoir de secours, le choix est extrême : se rendre pour épargner les survivants, y compris les blessés et les familles ; tenter une percée vers l'est, presque suicidaire à travers les lignes allemandes ; ou continuer de résister dans les casemates jusqu'à l'épuisement, pour fixer l'ennemi et sauver l'honneur.
Encerclés et sans secours, que doivent faire les défenseurs de Brest ?
Les défenseurs choisissent massivement C. Là où les Allemands espéraient une prise éclair, la forteresse résiste des semaines : des poches isolées combattent encore fin juin et en juillet, certains jusqu'à l'épuisement total des munitions et de l'eau. Le major Gavrilov, l'un des derniers, est capturé grièvement blessé fin juillet, après plus d'un mois de combat. Brest n'a aucune importance stratégique sur le cours de l'invasion, mais sa résistance désespérée, redécouverte et célébrée par l'URSS dans les années 1950-1960, devient un symbole majeur de la « Grande Guerre patriotique ». La forteresse reçoit le titre de « forteresse-héros ». Elle illustre la combativité soviétique qui, partout, surprit un envahisseur persuadé d'une victoire facile.









