Kock — Kleeberg au matin du 6 octobre
, 51 ans, commande depuis mars 1939 le — formation mobile de réserve dans les marais polésiens à la frontière soviétique. Après l'invasion allemande, sa mission devient de couvrir le repli sur la "tête de pont roumaine". Mais l'invasion soviétique du 17 septembre lui interdit cette retraite.
Du 17 au 30 septembre, Kleeberg combat en repli vers l'ouest contre les unités soviétiques (deux brigades de cavalerie, une brigade de chars BT-7), tout en évitant les pointes blindées allemandes du sud. Il rallie en chemin des unités dispersées : du général (combats de Szack et Wytyczno), restes de la , fragments de l'. Au 1er octobre, son groupe Polésie compte environ 17 000 hommes, deux régiments d'artillerie, environ 3 500 chevaux — la dernière formation polonaise organisée combattante.
Il sait que Varsovie a capitulé le 28, Modlin le 29, Hel le 2 octobre. Aucun secours possible. À Kock (95 km au nord-est de Lublin), il rencontre le 2 octobre les avant-gardes de la du général . Engagement immédiat. Le 5 octobre, les Polonais ont défait deux régiments allemands, capturé une centaine de prisonniers et plusieurs canons. Mais les munitions sont quasi épuisées.
Que décider au matin du 6 octobre ?
Kleeberg choisit C au matin du 6 octobre 1939. Il signe la reddition à 11h, après avoir parlé une dernière fois à ses officiers : « Nous avons rempli notre devoir. » Bilan polonais à Kock : 250 morts, 600 blessés. 16 000 prisonniers, qui partent en captivité. La campagne militaire de septembre 1939 est officiellement terminée. Kleeberg est déporté en captivité ; il meurt en avril 1941 à l'hôpital militaire de Weissenburg (Bavière) d'une maladie pulmonaire, après avoir refusé toute collaboration avec les Allemands. Sa tombe est ramenée en Pologne en 1969. Le poste de commandement final de Kock est aujourd'hui le Musée du Groupe Polésie, l'un des hauts lieux de la mémoire militaire polonaise.









