Le 21 mai 1940, alors que la percée allemande file vers la Manche, le corps expéditionnaire britannique tente une contre-attaque au sud d'Arras pour desserrer l'étau. Le général dispose d'une force improvisée (« Frankforce ») comprenant deux bataillons de chars, dont des Matilda à blindage épais, presque invulnérables aux canons antichars allemands standard.
L'objectif est de frapper le flanc de la de Rommel pour ralentir l'avance et rétablir une liaison avec les forces françaises au sud. Mais la force est limitée, sans appui aérien ni coordination solide avec les Français, et le risque est de l'épuiser sans résultat décisif.
Franklyn doit décider. Lancer l'attaque malgré la faiblesse des moyens, pour exploiter la supériorité des Matilda et créer un choc. Renoncer et préserver ses forces pour la retraite vers la côte. Ou attendre une coordination renforcée avec les Français, au risque de perdre l'effet de surprise. L'enjeu est de savoir si l'on peut encore enrayer, même localement, la machine allemande.
Franklyn doit-il lancer la contre-attaque d'Arras, y renoncer, ou attendre une meilleure coordination ?
Franklyn choisit A : la contre-attaque d'Arras du 21 mai, menée par les chars Matilda, provoque un véritable choc dans le camp allemand. Les obus allemands ricochent sur le blindage des Matilda ; Rommel, croyant un instant affronter des forces très supérieures, doit improviser un barrage avec ses canons de 88 mm pour stopper l'assaut. Militairement limitée et vite enrayée faute de moyens, l'attaque a un effet psychologique disproportionné : elle nourrit la prudence du commandement allemand et compte parmi les facteurs qui, quelques jours plus tard, conduiront à l'ordre d'arrêt devant Dunkerque. Arras montre ce qu'une contre-attaque blindée résolue aurait pu accomplir à plus grande échelle.









