WWII Decisions Online · Guderian et l'ordre d'arrêt
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Guderian et l'ordre d'arrêt

Heinz Guderian, commandant du XIXe corps blindé

Après avoir percé à Sedan, le général veut foncer vers l'ouest sans laisser à l'ennemi le temps de se ressaisir. Mais ses supérieurs, inquiets de voir les blindés s'aventurer loin devant l'infanterie et d'exposer leurs flancs à une contre-attaque française, lui ordonnent de s'arrêter pour consolider la tête de pont.

Guderian est convaincu que la vitesse est l'âme de la manœuvre : ralentir, c'est offrir à l'adversaire la possibilité de colmater la brèche. Désobéir ouvertement, c'est risquer la sanction ; obéir, c'est peut-être gâcher la victoire.

Le chef blindé doit choisir. Obéir strictement et stopper son corps, comme ordonné. Passer outre et poursuivre à pleine vitesse vers la Manche, au mépris des ordres. Ou trouver une échappatoire : se déclarer à l'arrêt tout en lançant une « reconnaissance en force » qui, en pratique, continue l'avance. C'est tout l'esprit de la guerre de mouvement qui se joue dans cet arbitrage entre discipline et initiative.

Guderian, 16 mai 1940, l'ordre d'arrêt de ses supérieurs alors que la voie vers la Manche s'ouvre : faut-il obéir ou foncer ?

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