WWII Decisions Online · Guderian et l'ordre d'arrêt
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Guderian et l'ordre d'arrêt

Heinz Guderian, commandant du XIXe corps blindé

Après avoir percé à Sedan, le général veut foncer vers l'ouest sans laisser à l'ennemi le temps de se ressaisir. Mais ses supérieurs, inquiets de voir les blindés s'aventurer loin devant l'infanterie et d'exposer leurs flancs à une contre-attaque française, lui ordonnent de s'arrêter pour consolider la tête de pont.

Guderian est convaincu que la vitesse est l'âme de la manœuvre : ralentir, c'est offrir à l'adversaire la possibilité de colmater la brèche. Désobéir ouvertement, c'est risquer la sanction ; obéir, c'est peut-être gâcher la victoire.

Le chef blindé doit choisir. Obéir strictement et stopper son corps, comme ordonné. Passer outre et poursuivre à pleine vitesse vers la Manche, au mépris des ordres. Ou trouver une échappatoire : se déclarer à l'arrêt tout en lançant une « reconnaissance en force » qui, en pratique, continue l'avance. C'est tout l'esprit de la guerre de mouvement qui se joue dans cet arbitrage entre discipline et initiative.

Guderian doit-il obéir à l'ordre d'arrêt, passer outre, ou le contourner par une « reconnaissance en force » ?

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