Sedan — Guderian à la Meuse
Le plan Sichelschnitt de prévoit la percée allemande à travers les Ardennes — zone réputée infranchissable par les blindés selon , qui n’y a posté que la de réserve sous le général Lafontaine, troupes médiocres avec peu d’artillerie antichar. , 51 ans, commande le : trois divisions blindées (1re, 2e, 10e Panzer), 800 chars Panzer III et IV, soutien massif de 600 Stukas et 100 He 111 ( sous ).
Du 10 au 12 mai, le traverse 130 km à travers les Ardennes en 60 heures sans opposition sérieuse. Le 13 mai à 10h00, premières unités sur la Meuse au nord de Sedan. La française est en panique avant même le premier tir : quatre jours de bombardements aériens annoncés ont brisé le moral des troupes (peu de pertes humaines mais effet psychologique massif).
À 15h00 le 13 mai, Guderian lance l’assaut. Les Stukas plongent en piqué pendant cinq heures sur les positions françaises (sirènes hurlantes — la « psychose Stuka »). Infanterie allemande traverse en canots pneumatiques. La question pour Guderian : faut-il attendre le pont de bateaux prévu pour le lendemain, ou traverser tout de suite ?
Guderian doit-il traverser la Meuse avant l’installation du pont de bateaux ?
Guderian applique B. À 19h00, la est sur la rive sud. À 22h00, percée de 5 km — la ligne française est éventrée. Pendant la nuit du 13 au 14 mai, panique dans la : fuite massive de soldats français vers l’arrière (épisode dit « Bulson panic »), abandon des canons antichars, désertion d’officiers. Au matin du 14 mai, la brèche s’élargit à 20 km. La française sous le général est anéantie. Du 14 au 16 mai, Guderian exploite vers l’ouest — pas vers Paris au sud. Sa direction : la Manche. Il atteint Saint-Quentin le 17 mai, Abbeville le 20 mai. Il coupe en deux le dispositif allié. Guderian devient une icône stratégique de la Wehrmacht. Hitler le limoge en décembre 1941, le rétablit en 1943 comme inspecteur général des forces blindées. Guderian survit à la guerre, écrit ses mémoires Erinnerungen eines Soldaten (1951), meurt en 1954. Sedan 13 mai = équivalent moderne d’Austerlitz : bataille charnière qui décide en quelques heures du sort d’une guerre.









