WWII Decisions Online · Le coup de main sur Ében-Émael
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Le coup de main sur Ében-Émael

Le lieutenant Rudolf Witzig, planeurs de la Luftwaffe

Le fort d'Ében-Émael, achevé en 1935, passe pour la forteresse la plus moderne et la plus puissante d'Europe : enterré, hérissé de canons, il verrouille les ponts du canal Albert, clé de la défense belge au nord-est. Le prendre par les moyens classiques coûterait des semaines et des milliers d'hommes.

Les Allemands conçoivent une opération inédite : déposer, à l'aube du 10 mai, un détachement de parachutistes du génie directement sur le toit du fort, au moyen de planeurs silencieux, pour neutraliser les coupoles avec des charges creuses avant que la garnison ne réagisse. Le lieutenant commande ce coup de main d'une audace extrême — mais d'une grande fragilité : une poignée d'hommes, sans artillerie, face à plus de mille défenseurs.

Le commandement allemand peut tenter ce coup de main aéroporté par planeurs, en pariant tout sur la surprise. Recourir à un assaut classique d'infanterie et d'artillerie, plus sûr mais lent. Ou contourner le fort en acceptant qu'il reste une menace sur les arrières. La réussite ou l'échec déterminera la vitesse de l'entrée en Belgique.

Faut-il tenter le coup de main aéroporté sur Ében-Émael, mener un assaut classique, ou contourner le fort ?

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