WWII Decisions Online · Hanoï — l'ultimatum japonais en Indochine
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Hanoï — l'ultimatum japonais en Indochine

Général Georges Catroux puis amiral Jean Decoux, gouverneurs généraux de l'Indochine française

Après la défaite de la France, l'Indochine française se retrouve isolée et indéfendable. Le Japon, qui combat la Chine depuis 1937, veut couper la dernière grande voie de ravitaillement des nationalistes chinois : la voie ferrée et la route reliant le port de Haiphong à la province chinoise du Yunnan. Tokyo exige le droit de stationner des troupes au Tonkin et d'utiliser ses aérodromes.

Le gouverneur général, l'amiral , dépend de Vichy et ne peut espérer aucun secours : la métropole est occupée, la Grande-Bretagne refuse de s'engager, les États-Unis se bornent à des protestations. Les forces françaises sur place sont faibles et coupées de tout renfort.

Le 22 septembre 1940, un accord est imposé sous la pression d'un véritable ultimatum. Mais l'armée japonaise n'attend pas son application : des unités franchissent la frontière et attaquent des postes français. Decoux doit décider de la conduite à tenir face à un « allié » de fait qui s'installe par la force : céder à toutes les exigences, résister militairement pour l'honneur, ou tenter de négocier pied à pied une présence limitée.

Face aux exigences japonaises, que doit faire l'administration française d'Indochine ?

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