L'armée belge acculée — 27 mai
Le 27 mai 1940, après dix-huit jours de combats, l'armée belge est acculée dans un réduit de Flandre, le dos à la mer, refoulée sur l'Yser et la Lys. Les munitions et les vivres s'épuisent, les réfugiés s'entassent, et le front, repoussé sans cesse, ne peut plus être tenu. Le roi , commandant en chef, doit décider du sort de son armée.
Continuer le combat, c'est offrir quelques heures de plus à l'évacuation alliée de Dunkerque toute proche, mais condamner ses soldats à un massacre inutile dans un espace réduit et bondé de civils. Capituler, c'est arrêter l'effusion de sang, mais sortir la Belgique de la guerre, exposer le flanc des Alliés et provoquer une crise politique majeure — le gouvernement, réfugié à l'étranger, s'y oppose.
Léopold peut capituler pour épargner soldats et civils. Poursuivre le combat jusqu'à l'épuisement, au nom de la solidarité alliée. Ou tenter d'évacuer une partie de l'armée vers l'Angleterre ou la France. La décision aura des conséquences militaires immédiates et politiques durables.
Léopold III doit-il capituler, poursuivre le combat jusqu'au bout, ou tenter d'évacuer son armée ?
choisit A : dans la nuit du 27 au 28 mai 1940, l'armée belge capitule sans condition, jugeant toute poursuite du combat sans espoir. La reddition, prise sans consultation des Alliés ni du gouvernement, suscite la colère de Paris et de Londres (le Premier ministre français Reynaud la dénonce publiquement) et complique l'évacuation de Dunkerque en découvrant un flanc. Le gouvernement belge en exil désavoue le roi. Cette capitulation, et le choix de Léopold de rester prisonnier au pays, ouvrent la « Question royale » qui empoisonnera la vie politique belge pendant plus d'une décennie. Militairement compréhensible, la décision aura un coût diplomatique et politique considérable.









