WWII Decisions Online · Dunkerque : faut-il sauver les Français comme les Britanniques ?
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Dunkerque : faut-il sauver les Français comme les Britanniques ?

Winston Churchill, Premier ministre britannique

Fin mai 1940, la campagne de France tourne au désastre. Encerclés dans une poche qui ne cesse de se réduire autour de Dunkerque, des centaines de milliers de soldats alliés — le corps expéditionnaire britannique et de fortes unités françaises — sont acculés à la mer, sous le feu de l'artillerie allemande et les piqués de la Luftwaffe. L'opération Dynamo, lancée le 26 mai, jette dans la Manche tout ce qui flotte : destroyers, ferries, chalutiers et la flottille des « petits navires » qui font la navette jusqu'aux plages.

Or, dans les premiers jours, le rembarquement profite très inégalement aux deux alliés, et l'amertume monte côté français. À Paris, où se réunit le Conseil suprême interallié, Churchill fait face à Paul Reynaud et au général Weygand, qui pressent le Premier ministre de ne pas abandonner les troupes françaises sur le sable. L'enjeu dépasse de loin la logistique : c'est la solidité même de l'alliance, et l'honneur britannique aux yeux d'un partenaire au bord de l'effondrement, qui se jouent là.

Le temps, lui, ne se négocie pas. Chaque heure d'évacuation se paie en navires coulés et en hommes perdus ; le périmètre se rétracte, l'aviation ennemie domine le ciel, et nul ne sait combien de nuits la tête de pont tiendra encore. Churchill doit trancher en quelques heures.

Vous êtes Winston Churchill, au Conseil suprême interallié de Paris. Face à Reynaud et Weygand, quelle règle fixez-vous pour le rembarquement des troupes alliées à Dunkerque ?

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