Le canon qui devra suffire
En 1939, l' cherche à renforcer la défense antichar de ses divisions d'infanterie. Le petit canon de 45 mm en service tire vite et se camoufle bien, mais sa perforation s'essouffle déjà face aux blindages qui s'épaississent en Europe.
Les bureaux d'études proposent des calibres plus lourds, plus perforants. Mais ces pièces neuves exigeraient de nouvelles chaînes, de nouveaux outillages, du temps que l'industrie n'a peut-être pas.
Faut-il parier sur une arme plus puissante mais lente à sortir, ou s'appuyer sur ce que les usines savent déjà fabriquer en masse ?
Comment doter au plus vite l'infanterie d'une arme antichar produisible en série ?
L'URSS choisit de moderniser le 45 mm : la version améliorée (modèle 1937, puis 1942) reste l'antichar standard de l'infanterie. Le pari de la production rapide est tenu, mais en 1941 ces canons se révèlent insuffisants contre les blindages frontaux des Panzer modernisés, et les pertes antichars sont lourdes durant la première année de Barbarossa.









