Faire couler du pétrole à partir du charbon
L'Allemagne manque cruellement de pétrole : ses puits ne couvrent qu'une faible part de ses besoins, et le reste vient d'outre-mer par une voie maritime que la guerre coupera aussitôt. Sans carburant, la Wehrmacht s'immobilise — chars, avions, camions, navires en dépendent tous.
Deux voies existent pour tirer du carburant du charbon, abondant dans le Reich : le procédé Fischer-Tropsch et l'hydrogénation Bergius, plus ancienne mais éprouvée.
Faut-il concentrer les moyens sur l'un de ces procédés pour gagner en efficacité, ou les mener de front pour ne dépendre d'aucune technologie unique ?
Sur quel procédé l'Allemagne doit-elle bâtir sa production de carburant synthétique ?
L'Allemagne développe les deux procédés en parallèle, l'hydrogénation Bergius tenant la première place pour les essences à haut indice d'octane destinées à l'aviation. Les grandes usines (Leuna, Pölitz, Scholven) produisent du carburant synthétique à partir du charbon, et la capacité culmine en 1944 avant d'être laminée par les bombardements alliés visant précisément ces installations. Sans ce carburant synthétique, la guerre de mouvement allemande aurait été impossible.









