Le conscrit français de la drôle de guerre
Le 2 septembre 1939, au lendemain de l'invasion de la Pologne, la France décrète la mobilisation générale et rappelle environ cinq millions d'hommes. Parmi eux, un appelé du contingent, ouvrier qualifié dans le civil, reçoit son ordre de route et rejoint une unité affectée aux secteurs fortifiés de la ligne Maginot.
Pendant la « drôle de guerre », de septembre 1939 à mai 1940, le front du Nord-Est reste largement inactif : longues semaines d'attente, corvées, ennui et incertitude, sans combats d'envergure à l'Ouest.
Face à cette affectation et à cette attente démoralisante, l'appelé peut servir loyalement, contester ou refuser son affectation, ou déserter.
Mobilisé en septembre 1939 et envoyé sur la ligne Maginot, comment cet appelé répond-il à son ordre d'affectation ?
L'immense majorité des quelque cinq millions de mobilisés français de 1939 ont servi loyalement, supportant l'attente et l'ennui de la drôle de guerre sans combats à l'Ouest jusqu'en mai 1940. Les désertions et refus d'affectation sont restés marginaux. Lors de l'offensive allemande de mai-juin 1940, environ 1,8 million de soldats français furent faits prisonniers et passèrent des années en captivité dans les stalags et oflags. Le comportement documenté dominant fut donc l'obéissance et le service loyal.









