En juin 1940, la percée allemande jette des millions de Français sur les routes. À Paris, les grands lycées appliquent un plan de défense passive établi avant guerre : chacun est assigné à une ville de province. Lakanal doit gagner Bayonne, Louis-le-Grand Carcassonne, Henri-IV Albi, Buffon Niort, Condorcet Montpellier.
Le proviseur d'un de ces lycées doit organiser le repli vers sa ville d'accueil, alors que les transports sont saturés et que beaucoup de familles fuient déjà de leur côté.
Il lui faut trancher : tenter d'emmener et de regrouper l'ensemble de la communauté scolaire vers la ville assignée, laisser chacun se débrouiller dans la débâcle, ou ne sauver que les archives et le matériel de l'établissement.
Pendant l'exode de juin 1940, comment le proviseur doit-il gérer le repli de son lycée ?
Conformément au plan de défense passive d'avant-guerre, les grands lycées parisiens furent effectivement repliés vers des villes assignées du sud et de l'ouest (Lakanal à Bayonne, Louis-le-Grand à Carcassonne, Henri-IV à Albi, etc.). Sur le terrain, l'exode de juin 1940 rendit ces transferts chaotiques : transports débordés, regroupements partiels, familles dispersées. Après l'armistice du 22 juin et l'occupation de Paris, la plupart des établissements regagnèrent peu à peu la capitale pour la rentrée. Ces écoles d'accueil devinrent aussi des lieux de brassage et, parfois, de solidarité durant la guerre.









