Juin 1940. Les armées allemandes déferlent sur la France et approchent de Paris. Le Louvre abrite la Joconde, la Victoire de Samothrace et des milliers d'oeuvres parmi les plus précieuses du patrimoine mondial. , à la tête des Musées nationaux, sait que ces trésors sont menacés : Berlin convoite ouvertement les chefs-d'oeuvre européens.
Le temps presse. Les caisses se comptent par milliers, les camions manquent, les routes sont encombrées de réfugiés. Chaque jour gagné par l'ennemi réduit la marge de manoeuvre.
Jaujard doit trancher : disperser les collections loin de la capitale, dissimuler discrètement les pièces les plus emblématiques sur place, ou miser sur le statut protégé d'une institution culturelle.
Face à l'avancée allemande, comment Jaujard doit-il protéger les collections du Louvre ?
Jaujard choisit de disperser les collections vers des dépôts éloignés en province. Anticipant la guerre dès 1938-1939, il avait déjà organisé des convois ; en juin 1940 les oeuvres majeures — dont la Joconde et la Victoire de Samothrace — sont acheminées vers les châteaux de la Loire (Chambord notamment) puis vers d'autres dépôts du sud-ouest et du sud de la France. Les collections circulent au gré de la menace tout au long de la guerre. Jaujard parvient ainsi à soustraire l'essentiel du Louvre aux convoitises et aux pillages nazis, un sauvetage resté exemplaire.
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