Billancourt sous la menace : le vieux patron et ses machines
Juin 1940. La Wehrmacht fonce vers Paris et les grandes usines de la région parisienne sont directement menacées. À Billancourt, les machines-outils, les presses et le savoir-faire accumulé constituent un trésor industriel que l'occupant voudra exploiter. , âgé et affaibli, dispose de quelques jours à peine pour trancher.
Plusieurs voies s'ouvrent. Évacuer vers le sud les équipements les plus critiques pour mettre l'outil hors de portée de l'ennemi. Rester sur place et chercher un arrangement avec l'occupant afin de maintenir une activité et l'emploi de milliers d'ouvriers. Ou saboter une partie des installations pour qu'elles ne tombent pas intactes.
Chaque option engage l'avenir de l'entreprise, le sort de ses ouvriers et la réputation de son patron dans une France qui bascule.
Face à l'avance allemande sur Paris, que décide Louis Renault pour son usine de Billancourt ?
L'usine de Billancourt ne fut pas évacuée vers le sud : elle resta en activité et passa sous le contrôle de l'occupant, produisant notamment des camions pour l'effort de guerre allemand pendant l'Occupation. , accusé de collaboration économique à la Libération, fut arrêté en septembre 1944 et mourut en détention le 24 octobre 1944 ; son entreprise fut nationalisée en 1945 et devint la Régie Renault.
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