Citroën sous l'Occupation : le patron face aux commandes allemandes
À l'été 1940, la France signe l'armistice et les usines Citroën du Quai de Javel passent sous contrôle allemand. L'occupant exige que les chaînes se remettent à tourner pour fournir des camions à la Wehrmacht.
, qui dirige l'entreprise depuis 1935, sait qu'un refus pur et simple exposerait ses ouvriers à des représailles et risquerait la réquisition totale de l'outil industriel. Mais livrer des véhicules fiables à l'armée allemande lui répugne.
Il doit trancher entre se soumettre, fermer boutique, ou trouver une voie détournée.
Sommé de produire des camions pour la Wehrmacht, quelle ligne de conduite Boulanger adopte-t-il pour son usine ?
Boulanger choisit la collaboration de façade doublée d'un sabotage discret. Il fait ralentir délibérément les cadences et, surtout, ordonne de déplacer vers le bas le repère de niveau d'huile sur les jauges des camions destinés à la Wehrmacht : les moteurs tournaient ainsi en sous-huilage et finissaient par casser, sans que les mécaniciens allemands repèrent l'anomalie. Son nom figura sur une liste noire allemande des « ennemis du Reich » à arrêter.









