Louis Renault rentre des États-Unis : Billancourt sous tutelle allemande
Mai 1940 : le ministre de l'Armement envoie aux États-Unis pour accélérer la fabrication de chars. Pendant son absence, l'armée allemande déferle. Le 24 juin, le commandement militaire décide la saisie provisoire des usines ; le 26, trois commissaires venus de chez Daimler-Benz s'installent à Billancourt et réquisitionnent des ateliers pour remettre en état les blindés pris pendant la campagne de France.
Le 23 juillet 1940, Renault rentre enfin à Paris. Il retrouve son outil industriel sous contrôle ennemi : les voitures particulières sont interdites, l'occupant exige des camions et du matériel pour sa logistique. Le patron doit décider ce qu'il fait de ses ateliers, de ses ouvriers et de ses machines.
Face à des usines déjà réquisitionnées par l'occupant, quelle attitude Louis Renault adopte-t-il ?
choisit de reprendre la production et d'honorer les commandes allemandes (camions, matériel), tout en pratiquant une 'mauvaise volonté' affichée : il invoque pénuries d'énergie, de matières premières et de main-d'œuvre pour limiter les volumes livrés, qui déçoivent constamment les Allemands. Il refuse en revanche de réparer leurs chars. Cette collaboration économique contrainte lui vaudra, à la Libération, son arrestation pour collaboration ; il meurt en détention en octobre 1944 et ses usines sont nationalisées par ordonnance du 16 janvier 1945, donnant naissance à la Régie Renault.









