Hermann Röchling et les forges de Lorraine
Été 1940. Après la défaite française, la Lorraine est rattachée de fait au Reich et ses forges, parmi les plus puissantes d'Europe, passent sous administration allemande. Le 12 juillet 1940, autorise , maître des forges sarroises de Völklingen, à prendre le contrôle des usines de la famille de Wendel à Hayange, Moyeuvre et Jœuf. Les frères de Wendel sont chassés de Lorraine en 48 heures.
Röchling, dont la Carlshütte voisine de Thionville convoite ces installations depuis des décennies, tient enfin le joyau de la sidérurgie lorraine. Mais l'appareil d'État nazi a ses propres vues: la Reichswerke Hermann et le groupe Flick réclament leur part du butin industriel des territoires conquis.
Röchling doit décider quelle voie défendre pour ces usines confisquées, sachant que sa position d'administrateur ne lui en donne pas la propriété et que arbitre en dernier ressort.
Après avoir pris le contrôle des forges de Wendel, comment Röchling doit-il en disposer ?
Röchling chercha à annexer durablement les forges de Wendel à son propre empire sidérurgique (rattacher Hayange à sa Carlshütte de Thionville) et jura de détruire les intérêts de la famille de Wendel. Mais décréta le partage des usines mosellanes en 3 lots: certaines rendues à d'anciens propriétaires, d'autres attribuées à la Reichswerke Hermann , d'autres au groupe . Röchling protesta vivement mais fut débouté: en janvier 1941 il perdit le contrôle de la Moselle, ne conservant que la Meurthe-et-Moselle. Condamné après guerre, il fut reconnu coupable notamment du pillage industriel des territoires occupés et du recours massif au travail forcé.
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