Le soldat britannique envoyé en France avec le BEF
Le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. Dès les jours suivants, le British Expeditionary Force (BEF) est mobilisé : les premiers convois traversent la Manche à partir du 9-10 septembre 1939 pour prendre position aux côtés de l'armée française, en attendant l'offensive allemande à l'ouest.
Les rangs mêlent soldats d'active, réservistes rappelés et, bientôt, conscrits. Beaucoup n'ont jamais quitté la Grande-Bretagne ; certains gardent en mémoire la saignée de 1914-1918 et redoutent un nouveau front continental.
Un homme rappelé sous les drapeaux et désigné pour la France doit décider : rejoindre son unité et embarquer, refuser le service outre-Manche en s'exposant au conseil de guerre, ou déserter.
Le soldat britannique doit-il servir loyalement, refuser l'envoi en France, ou déserter ?
L'immense majorité des hommes rejoignent leur unité et servent ; le taux de désertion reste négligeable. Le BEF tient le front durant la « drôle de guerre », puis affronte l'offensive allemande de mai-juin 1940. Lors de cette campagne de France et de Flandre, il subit de l'ordre de 11 000 tués et environ 41 000 disparus ou prisonniers ; quelque 338 000 hommes (Britanniques et Alliés) sont évacués de Dunkerque lors de l'opération Dynamo (26 mai-4 juin 1940).









