Krojanty — Mastalerz et le 18e uhlans
, 45 ans, commande depuis 1935 le rattaché à la du colonel . Au matin du 1er septembre 1939, son régiment couvre le repli des unités polonaises au sud de Chojnice, face à la allemande qui pousse vers Tuchel.
Vers 19h00, ses éclaireurs repèrent un bataillon d'infanterie allemand du stationné à la lisière de la forêt de Krojanty, en cours de bivouac. La cavalerie polonaise est de l'infanterie montée — pas de cuirasse, pas de lance, fusils Mauser wz. 98 et sabres wz. 34 pour les officiers. Mais la formation de combat à cheval reste enseignée : tactique de charge à l'arme blanche contre infanterie surprise hors couverture.
Le terrain est dégagé sur 800 mètres. Le bataillon allemand est à pied, fusils empilés. Mastalerz a deux escadrons immédiatement disponibles, environ 250 cavaliers, contre 200 fantassins. Mais il sait que des automitrailleuses Sd.Kfz. 222 sont signalées dans la zone — la cavalerie n'a aucune réponse à leur 20 mm. La fenêtre de surprise se referme rapidement.
Que faire dans les vingt minutes qui suivent ?
Mastalerz choisit A. La charge des deux escadrons surprend l'infanterie allemande, qui subit des pertes et reflue dans le bois. Mais des automitrailleuses Sd.Kfz. 222 et 231 arrivent dans les minutes qui suivent et ouvrent le feu sur les cavaliers exposés en terrain plat. Mastalerz est tué, ainsi qu'une vingtaine de uhlans ; une cinquantaine sont blessés. Les Allemands évacuent leur position pour la nuit. Le 2 septembre, un correspondant de guerre italien (, accompagnant l'unité allemande) écrit une dépêche affirmant que la cavalerie polonaise a "chargé les chars allemands au sabre" — récit erroné qui devient la base du mythe propagandiste nazi puis soviétique de la "cavalerie polonaise contre les Panzers". La réalité de Krojanty est inverse : charge tactiquement réussie contre infanterie, suivie d'un repli sous feu blindé léger.









