L'offensive italienne dans les Alpes
Le 20 juin 1940, l'armée italienne lance son offensive dans les Alpes, espérant arracher à une France agonisante des gains territoriaux avant l'armistice. Mais elle se heurte à l'armée des Alpes du général Olry, très inférieure en nombre mais solidement retranchée dans un terrain montagneux et des fortifications modernes. L'offensive piétine partout.
Le commandement italien, pressé par Mussolini d'obtenir des résultats avant la fin des combats, doit choisir où porter l'effort. Persévérer sur l'ensemble du front alpin malgré l'échec et les pertes, pour tenter une percée. Concentrer l'effort sur le littoral, vers Menton, où une avance limitée semble possible. Ou suspendre une offensive coûteuse et stérile.
L'enjeu est surtout politique : Mussolini veut des conquêtes à présenter à la table de l'armistice, fût-ce symboliques. Mais l'armée italienne, mal préparée, peine à entamer le territoire français. Le prestige du régime fasciste est en jeu dans cette campagne improvisée.
Le commandement italien doit-il persévérer sur tout le front alpin, concentrer l'effort vers Menton, ou suspendre l'offensive ?
Les Italiens combinent A et B, sans succès notable : l'offensive alpine est un échec quasi général face à la défense française, et le seul gain tangible est l'occupation partielle de la ville de Menton, sur le littoral — une avance dérisoire au regard des moyens engagés. À l'armistice du 24-25 juin, l'Italie n'a quasiment pas entamé le territoire français et n'obtient qu'une petite zone d'occupation. La campagne des Alpes, présentée par la propagande fasciste comme une victoire, est en réalité une humiliation militaire qui révèle l'impréparation de l'armée italienne — un présage des déboires à venir pour Mussolini en Grèce et en Afrique.









