Mgr Adamski à Katowice annexée
Mgr , 64 ans, est évêque de Katowice depuis 1930, à la tête d'un diocèse de Haute-Silésie polonaise, région industrielle peuplée à 65 % de Polonais et à 35 % d'Allemands. Le 4 septembre 1939, la Haute-Silésie est annexée au Reich et rattachée au Reichsgau Schlesien, rebaptisé Oberschlesien en 1941. Adamski refuse de fuir.
Les autorités d'occupation imposent l'allemand comme seule langue liturgique, traquent le clergé polonais et placent le diocèse sous une pression croissante. Cette ligne dresse Adamski directement contre le gauleiter , en poste de 1941 à 1945 après , et l'oppose à l'attitude bien plus accommodante de Mgr , du diocèse voisin de Breslau. Beaucoup de prêtres polonais sont menacés d'arrestation, des fidèles convertis du judaïsme sont en danger, et les écoles paroissiales risquent la fermeture.
Du 1er septembre 1939 au 29 février 1940, Adamski est convoqué six fois par la Gestapo. À chaque fois, il refuse de signer le moindre engagement de coopération. Un évêque peut frapper fort et vite par un geste public, ou tenir dans l'ombre pour durer.
Adamski doit décider s'il rend publique sa résistance.
Adamski doit-il rendre publique sa position de résistance ?
Adamski applique B : une résistance pastorale discrète et constante. Pendant plus de trois ans, il protège la liturgie polonaise et prêche en polonais malgré les ordres allemands, couvre les prêtres menacés, sauve discrètement des Juifs polonais convertis au catholicisme — environ deux cents cas en Haute-Silésie — et maintient les écoles paroissiales en polonais. Il sauvegarde environ 1 200 prêtres polonais de l'arrestation (par mutations, faux papiers, exfiltration vers le Generalgouvernement). Mais le 28 février 1941, la Gestapo l'arrête finalement. Détention à Sosnowiec, puis assigné à résidence dans le monastère de Marków près de Tarnów. Il y reste jusqu'à la libération en janvier 1945, puis reprend ses fonctions épiscopales. Mais le régime communiste polonais d'après-guerre le considère comme trop indépendant. Il est convoqué plusieurs fois par les services de la sécurité d'État (UB). En septembre 1952, il est forcé à la démission et assigné à résidence dans son palais épiscopal jusqu'à sa mort en 1967. La béatification d'Adamski est en cours depuis 2002, freinée par certains aspects controversés (son acceptation tactique de la Volksliste III en 1941 sur recommandation de Sapieha, geste qui sauva des milliers de vies mais reste politiquement gênant). Sa stratégie est étudiée en théologie pastorale comme modèle de résistance pastorale sous occupation.









