Paget à Åndalsnes — Sickleforce
Pour contrer l’occupation allemande de la Norvège, Londres lance l’opération Maurice : débarquement à Åndalsnes (côte ouest, fjord de Romsdalen) en vue d’attaquer Trondheim depuis le sud. Force « Sickleforce » : 5 000 hommes de la britannique et de la , commandés par le major-général , 53 ans. Mission : prendre Dombås, qui verrouille la voie ferrée vers Trondheim, puis avancer sur Lillehammer.
Débarquement à Åndalsnes le 18 avril 1940 sans opposition initiale. Mais le matériel est inadapté : équipement d’été pour des soldats progressant dans 1,5 m de neige, sans skis, sans artillerie lourde, sans soutien aérien (les pistes locales sont gelées). En face avance la allemande sous le général Pellengahr, qui remonte du sud avec un soutien aérien massif — les Stukas des et 2 harcèlent les troupes britanniques en colonnes étirées.
Le 23 avril, premier accrochage défavorable à Tretten : la est repoussée avec pertes. La logistique craque. Paget doit décider de la suite : tenter de tenir, abandonner, ou continuer vers Trondheim malgré tout.
Que doit faire Paget après l’accrochage défavorable à Tretten ?
Paget choisit B. Du 30 avril au 2 mai 1940, évacuation de Sickleforce sous bombardement permanent de la Luftwaffe. 5 000 hommes ramenés à Scapa Flow par destroyers. Bilan : 1 300 morts ou prisonniers, équipement lourd abandonné, 17 destroyers britanniques endommagés par les Stukas. Åndalsnes est le premier grand échec allié de la guerre. Le débat parlementaire qui suit — le Norway Debate — renverse Chamberlain. Paget reprend du service, commande la à El Alamein 1942, puis devient commandant en chef des forces alliées en Italie en 1944. Il survit à la guerre et meurt en 1961. Leçon stratégique retenue par Dowding et l’état-major RAF : la Luftwaffe domine la Manche et la mer du Nord. Cette leçon orientera la doctrine de la défense aérienne britannique pour la Battle of Britain.









