Dietl dans les fjords — Narvik défense
, 50 ans, Generalleutnant bavarois, commande la (chasseurs alpins) depuis 1938. Militant nazi de la première heure, il est l’un des généraux de confiance d’Hitler. Au matin du 9 avril 1940, il débarque à Narvik avec 2 000 chasseurs alpins transportés par les destroyers de Bonte.
Mais la perte des 10 destroyers allemands lors des batailles de Narvik (10-13 avril) isole Dietl : pas de ravitaillement maritime possible. Renforcement par 2 200 marins survivants des destroyers coulés — rééquipés en infanterie improvisée, fusils, mitrailleuses, sans uniformes adaptés. Total Dietl : 4 200 hommes. En face : 24 000 Alliés. Composition alliée : (chasseurs alpins français), polonaise, , sous le général .
Du 14 avril au 28 mai 1940, Dietl mène une défense alpine dans la chaîne montagneuse entre Bjerkvik et Beisfjord. Tactique : positions élevées, neige profonde (3 m), embuscades sur les cols. Ravitaillement par parachutages Junkers Ju 52 depuis Stavanger, à 2 000 km de distance — aux limites du rayon d’action des appareils.
Dietl peut envisager trois sorties : retraite en Suède, capitulation, ou résistance maximale.
Comment Dietl doit-il gérer une défense de plus en plus précaire ?
Dietl choisit C. Pendant 60 jours, sa division survit à un siège théoriquement impossible. Pertes : environ 500 morts allemands. Le 28 mai 1940, Narvik est prise par les Alliés (Béthouart et Bohusz-Szyszko). Dietl se replie vers la Suède, déjà encerclé. Mais Fall Gelb transforme la situation stratégique : l’effondrement français impose aux Alliés d’évacuer la Norvège. Du 4 au 8 juin 1940, retrait allié et Narvik est rendue à Dietl sans combat. Hitler le décore de la première Croix de Chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne de la guerre et le promeut General der Gebirgstruppe. Dietl commande en Finlande en 1941-1944 (échec à Mourmansk). Il meurt le 23 juin 1944 dans un accident d’avion en Autriche — accident dont plusieurs sources documentaires soulèvent qu’il aurait pu être provoqué (Dietl venait d’exprimer des doutes sur la conduite de la guerre). Il reste un personnage mythifié dans la Bundeswehr ; une caserne porte son nom jusqu’en 1995.









