WWII Decisions Online · Le pétrole des Indes que Tokyo réclame
Filtrer par thème : 18
Filtrer par lieu 927
Filtrer par lieu :
Voir la liste complète
Asie🇮🇩 IDPolitiqueChaîne d'approvisionnementAlliés

Le pétrole des Indes que Tokyo réclame

Hubertus van Mook, directeur des Affaires économiques des Indes néerlandaises (délégation néerlandaise face au Japon), Pays-Bas/Indes néerlandaises

, juriste et haut fonctionnaire colonial, dirige les Affaires économiques des Indes néerlandaises et conduit la délégation qui négocie avec Tokyo. Au-dessus de lui, le gouverneur général administre depuis Batavia un archipel qui produit l'un des rares grands gisements de pétrole d'Asie.

Depuis la chute des Pays-Bas en mai 1940, la colonie est orpheline de sa métropole, sans flotte ni armée capables de résister à une grande puissance. Or le Japon, engagé en Chine et privé du brut américain qui se raréfie, a fait du pétrole indonésien, selon son émissaire, « une question de vie ou de mort ».

Le 12 septembre 1940, une délégation de vingt-quatre Japonais menée par le ministre débarque à Batavia. Tokyo réclame 3 750 000 tonnes de produits pétroliers par an, soit près de la moitié de la production des Indes — bien au-delà des quelque 570 000 tonnes livrées en 1939. Six officiers supérieurs accompagnent la mission. L'Angleterre presse les Néerlandais de tout bloquer ; les États-Unis observent.

Van Mook sait qu'un refus net peut servir de prétexte à une descente japonaise sur les puits, qu'une capitulation arme la machine de guerre nipponne, et que le moindre baril cédé sera lu à Washington comme à Tokyo. Sur la table, les chiffres oscillent.

Sous la pression de Tokyo et l'œil de Londres, que décide Van Mook sur le pétrole que le Japon exige des Indes néerlandaises ?

Voir la liste complète

En savoir plus sur cet événement

📄 Articles Recherche Google 🖼 Images Google Images Vidéos Google Vidéos 📍 Carte Google Maps

Signaler une erreur

Vous avez repéré une erreur sur cette page ? Dites-le-nous — nous corrigerons.

Référence de la page: