Weygand — Vincennes 20 mai 02h
Après la percée de Sedan, constate l’effondrement du commandement français. Le général , 67 ans, commandant en chef depuis 1935, est paralysé par l’enchaînement des événements ; il refuse de communiquer avec la presse et limite ses échanges avec ses propres subordonnés.
Le 19 mai 1940, Reynaud agit. Il rappelle de Beyrouth (Levant) le général , 73 ans, ancien chef d’état-major adjoint de Foch en 1918, retraité depuis 1935 mais réactivé. Weygand arrive à Paris dans la nuit du 19 au 20 mai. À 02h00 le 20 mai, il prend ses fonctions au QG de Vincennes. Première phrase à ses officiers : « Je ne sais pas si ce sera possible de sauver la France, mais nous allons essayer. »
Gamelin part en retraite. Weygand doit choisir entre poursuivre la stratégie Gamelin de contre-attaque depuis la Somme, replier le dispositif sur la Seine, ou ouvrir immédiatement la question de l’armistice.
Weygand doit-il poursuivre la contre-attaque ou replier le front ?
Weygand applique A. Le 21 mai 1940, il rencontre Lord Gort et à Ypres pour planifier une contre-attaque double : BEF et 1re armée française attaquant le sud, () attaquant le nord — visant à se rejoindre à Arras. C’est le Plan Weygand. Mais la coordination est impossible : Billotte meurt dans un accident de voiture le 21 mai au soir, Blanchard lui succède avec 24 heures de retard, Gort hésite et les Britanniques se préparent en réalité à l’évacuation. Le Plan Weygand échoue en 72 heures. Weygand bascule alors vers la demande d’armistice qu’il préconise dès le 25 mai. Il devient ministre de la Défense de Pétain (juin-septembre 1940), puis Délégué général en Afrique française du Nord. Arrêté par les Allemands fin 1942, déporté, libéré en 1945. Procès en France en 1948, classé sans suite. Meurt en 1965. Quant à Gamelin, il est arrêté par Vichy en septembre 1940, jugé à Riom en 1942, déporté à Buchenwald 1942-1945, survit et meurt en 1958. Le Plan Weygand reste décrit par les mémorialistes comme une tentative tardive de coordination, dans des circonstances que beaucoup jugent intenables.









