À la veille de Pearl Harbor, une décision dans l'ombre
À l'automne 1941, dirige l'Office of Scientific Research and Development. Le rapport britannique MAUD, transmis quelques semaines plus tôt, affirme qu'une bombe à l'uranium est techniquement réalisable et pourrait peser sur la guerre. L'Académie nationale des sciences américaine vient d'en confirmer les conclusions.
Bush et son adjoint redoutent que l'Allemagne ne soit déjà engagée dans la même voie. La question n'est plus de savoir si une bombe est possible, mais à quelle vitesse les États-Unis doivent s'y consacrer.
Bush doit conseiller le président. Faut-il temporiser le temps d'affiner les recherches, lancer sans délai un effort industriel de grande ampleur, ou subordonner le programme à une coopération étroite avec Londres ?
À l'automne 1941, alors que le rapport britannique MAUD conclut qu'une bombe atomique est réalisable, quel rythme Bush recommande-t-il à Roosevelt pour le programme américain ?
Bush recommande d'accélérer résolument. Dès l'automne 1941, Roosevelt donne son accord pour pousser le programme, et la décision est scellée à la veille de Pearl Harbor : le projet est placé sous l'autorité de Bush et orienté vers un effort de très grande échelle. Cette impulsion débouchera, après l'entrée en guerre, sur le Manhattan Engineer District confié au général , qui transformera la recherche en une gigantesque entreprise industrielle.









