Crusader : le doute des généraux
Le 18 novembre 1941, la britannique lance l'opération Crusader pour dégager Tobrouk assiégée et détruire les blindés de Rommel. À Sidi Rezegh, une mêlée blindée confuse coûte de lourdes pertes aux chars britanniques ; Rommel lance alors sa « ruée vers la frontière » égyptienne, semant l'alarme jusqu'aux arrières.
Ébranlé par les pertes, le chef de la , Cunningham, veut rompre le combat et se replier pour couvrir l'Égypte. Auchinleck, commandant en chef, doit trancher : entériner le retrait de son général de campagne, ou passer outre et imposer la poursuite de l'offensive malgré le chaos.
Le sort de la Cyrénaïque, et du prestige britannique face à Rommel, est en jeu.
Devant les pertes et la panique provoquée par Rommel, Auchinleck doit-il approuver le repli voulu par Cunningham, ou imposer la poursuite de l'offensive ?
Auchinleck passa outre, releva Cunningham (remplacé par Ritchie) et maintint l'offensive. Le coup de poker de Rommel avait usé ses blindés ; les Britanniques reprirent l'initiative, dégagèrent Tobrouk le 27 novembre et, à la fin décembre 1941, repoussèrent l'Axe à travers la Cyrénaïque jusqu'à El Agheila — la première nette victoire terrestre britannique sur Rommel, même si elle serait éphémère.









