WWII Decisions Online · Daladier — la défection de Thorez
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26 septembre 1939
Hôtel Matignon, Paris
Europe🇫🇷 FRPolitiquePersonnalitésAlliés

Daladier — la défection de Thorez

Édouard Daladier, président du Conseil français

, 55 ans, est président du Conseil français depuis avril 1938 et ministre de la Défense nationale. Le Parti communiste français (PCF) compte 320 000 membres en 1938, 72 députés à la Chambre, et contrôle plusieurs grandes municipalités (notamment la "ceinture rouge" parisienne). Son secrétaire général est l'une des figures politiques majeures du Front populaire de 1936.

Le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 plonge le PCF dans une crise existentielle. Il a soutenu jusqu'à cette date la politique antifasciste. Le 25 août, le journal L'Humanité publie un communiqué : il faut « combattre les fascistes et défendre la République ». Mais le 30 août, sur instruction directe de la Komintern, le PCF inverse sa ligne : la guerre franco-britannique contre l'Allemagne est « impérialiste », refus du soutien à la défense nationale.

Le 4 septembre, le ministre de l'Intérieur ordonne la saisie de L'Humanité et de Ce Soir. Le 8 septembre, plusieurs syndicalistes communistes (CGTU) sont arrêtés. Le 25 septembre, à Bruxelles, déserte son régiment (le à Saint-Nicolas) et se réfugie en URSS via la Belgique. Daladier est confronté à une situation politique inédite : un parti légal majeur défie ouvertement l'effort de guerre national.

Que faire face au PCF dans les 48 heures qui suivent la désertion de Thorez ?

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