Le viseur de bombardement Norden passe pour le plus precis au monde : un instrument optique et gyroscopique cense permettre de toucher une cible depuis tres haute altitude. L'Army Air Corps fonde sur lui ses espoirs de bombardement de precision en plein jour.
Mais le Norden est complexe, lent a produire et ses premiers exemplaires souffrent de problemes de fiabilite. Un concurrent plus simple, le viseur Sperry, est disponible, sans atteindre la meme reputation.
A l'heure ou les commandes de bombardiers s'envolent, faut-il tout miser sur le meilleur instrument, sur le plus facile a fabriquer, ou refuser de choisir ?
Quelle politique adopter pour equiper les futurs bombardiers en viseurs ?
L'Army Air Corps refuse de trancher et fait produire les deux viseurs en parallele pendant la guerre. Le Norden reste l'instrument vedette du bombardement de precision en haute altitude, tandis que le Sperry equipe une partie de la flotte. Les deux systemes coexisteront sur les bombardiers lourds americains, chacun avec ses limites, et la precision reelle restera bien inferieure aux promesses de la propagande.









