Les charges sont posées sous le tablier
Mai 1940. Les colonnes blindées allemandes progressent vers la Meuse. À Namur, à Liège et le long du fleuve, les ponts sont à la fois des artères vitales pour l'économie et des passages que l'ennemi convoite.
Le génie militaire belge a miné nombre de ces ouvrages. Les détruire ralentirait peut-être la progression de quelques heures, mais priverait le pays d'infrastructures qu'il faudra reconstruire à grands frais.
Les ingénieurs hésitent : sacrifier les ponts pour gêner l'envahisseur, ou les préserver en pariant sur une défense ailleurs ? Chaque heure compte, et l'ordre doit tomber avant que les premières automitrailleuses n'atteignent les rives.
Face à l'avance des blindés allemands, que doit faire le génie belge des ponts de la Meuse ?
Le génie belge fit sauter plusieurs ponts de la Meuse à la mi-mai 1940 pour entraver la progression allemande, conformément aux plans de destruction préparés à l'avance. Le gain de temps fut limité — les Allemands réalisèrent leur percée décisive plus au sud, à Dinant et à Sedan, en France — et la reconstruction des ouvrages pesa lourdement sur la Belgique d'après-guerre.









