WWII Decisions Online · Michelin sous l'Occupation : faire tourner les presses ou fermer les portes
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Europe🇫🇷 FRChaîne d'approvisionnement

Michelin sous l'Occupation : faire tourner les presses ou fermer les portes

Robert Puiseux et la direction de Michelin (Clermont-Ferrand)

À l'été 1940, meurt et la direction de la plus grande entreprise de Clermont-Ferrand passe à son gendre , secondé par . La commission d'armistice fixe alors les quotas de production : la majeure partie des pneumatiques de la firme partira vers l'occupant.

L'usine emploie environ 10 000 personnes. Un arrêt de la production pour refuser de livrer l'occupant signifierait la fermeture des ateliers et le chômage de milliers de familles. Dans le même temps, des réseaux de Résistance se forment parmi les ouvriers, les ingénieurs et jusque dans la famille Michelin elle-même, et réclament le sabotage des installations.

La direction doit trancher entre la continuité de l'outil industriel, la fermeture par refus, et la destruction volontaire réclamée par la clandestinité.

Face aux demandes de pneumatiques imposées par la commission d'armistice et aux appels au sabotage de la Résistance, quelle voie la direction de Michelin doit-elle suivre ?

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