WWII Decisions Online · Huileries de Marseille : partir en Afrique ?
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Europe🇫🇷 FRChaîne d'approvisionnement

Huileries de Marseille : partir en Afrique ?

Émile Régis, président de la chambre de commerce de Marseille, et les huiliers marseillais

Marseille vit depuis des décennies de la trituration des graines oléagineuses venues de l'Empire : on importe l'arachide brute d'Afrique de l'Ouest, on en presse l'huile dans les usines de la ville, et cette huile alimente notamment les savonneries. Près de 4 000 emplois directs dépendent de ces chaînes de production le long du port.

En 1941, la guerre a bouleversé les circuits. L'État français propose aux industriels de Marseille un changement de modèle : construire des huileries directement en Afrique-Occidentale française et au Maroc, pour y traiter l'arachide à la source plutôt que d'expédier les graines vers la métropole.

La profession se réunit autour de son président, , lui-même huilier. Accepter, c'est s'assurer l'accès à la matière première mais risquer de vider Marseille de son industrie. Refuser, c'est défendre les usines et les emplois de la ville, au prix de laisser l'avenir colonial à d'autres.

Quand l'État français propose de bâtir des huileries en Afrique pour traiter l'arachide sur place, comment la profession huilière marseillaise répond-elle à l'offre ?

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