Mackay et les Australiens à Bardia
Après l'effondrement italien à Sidi Barrani, l'opération Compass se poursuit vers la Libye. La place forte de Bardia, en Cyrénaïque, défendue par quatre divisions italiennes sous le général Bergonzoli (« Barbe électrique »), barre la route de Tobrouk. Ses défenses sont sérieuses : un périmètre de fortifications, fossés antichars, barbelés et champs de mines.
La du major-général est chargée de l'assaut — le premier de la guerre mené sous commandement australien. Mais la division n'est pas au complet, manque de chars et doit s'appuyer sur une poignée de chars lourds Matilda britanniques et sur l'artillerie. La doctrine prévoit d'ouvrir une brèche dans le périmètre, de neutraliser l'artillerie ennemie, puis de faire passer les blindés.
Mackay doit décider de la manière d'attaquer une position fortifiée avec des moyens limités : lancer l'assaut frontal dès que possible malgré l'incomplétude de ses forces, attendre des renforts et un appui blindé plus fort au risque de laisser l'ennemi se ressaisir, ou se contenter d'un siège. La pression du calendrier — il faut enchaîner sur Tobrouk — pèse sur le choix.
Comment Mackay doit-il enlever la place forte de Bardia ?
Mackay applique A. À l'aube du 3 janvier 1941, la ouvre une brèche, l'infanterie progresse derrière un barrage d'artillerie, et les Matilda exploitent la trouée. En trois jours, Bardia tombe : environ 40 000 prisonniers italiens, des centaines de canons, pour des pertes australiennes légères. Bergonzoli, lui, s'échappe encore une fois. La victoire confirme la valeur de l'infanterie australienne et la supériorité des Matilda, presque invulnérables aux canons italiens. Sans marquer de pause, la division enchaîne sur Tobrouk, qui tombera trois semaines plus tard. Bardia illustre la mécanique implacable de Compass : des assauts méthodiques, un appui blindé et d'artillerie bien coordonné, face à un adversaire nombreux mais mal équipé et démoralisé.









