WWII Decisions Online · Les Chasseurs ardennais face à la percée
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Les Chasseurs ardennais face à la percée

L'état-major belge de la position de couverture des Ardennes

La défense belge des Ardennes repose sur un calcul ancien : le massif est réputé difficile, et l'armée n'entend pas s'y user. Les Chasseurs ardennais et la cavalerie y sont déployés en couverture, chargés de détruire les ponts et les routes puis de se replier rapidement sur la position fortifiée principale (canal Albert, ligne K-W), où se livrera la vraie bataille.

Au matin du 10 mai 1940, l'attaque allemande tombe précisément là où l'on jugeait le terrain ingrat. L'état-major doit décider du tempo du décrochage. Replier vite les unités de couverture épargne des forces pour la position principale, mais abandonne presque sans combat un terrain où quelques hommes déterminés pourraient gagner des heures précieuses. Les laisser retarder l'ennemi au maximum, au contraire, désorganiserait l'avance des Panzers — au risque de sacrifier des détachements isolés.

Les liaisons sont déjà mauvaises, et l'ordre, quel qu'il soit, ne parviendra pas partout. Le choix engage la capacité de l'armée belge — et des Alliés qui s'apprêtent à entrer en Belgique — à gagner du temps face à la ruée blindée des Ardennes.

Faut-il replier vite les unités de couverture des Ardennes, ou les faire retarder l'ennemi au maximum ?

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